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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 11:12

Habitués à Facebook, à MSN et aux téléphones mobiles, les jeunes diplômés ont du mal à s'adapter aux outils de bureau traditionnels. Etat des lieux lors du forum Netxplorateur.



Mais comment diable recruter, séduire et retenir les jeunes talents issus de la Net génération ? Car les repères et les modes d'échanges de la génération arrivant aujourd'hui et demain sur le marché du travail - la génération 1982/1998 - diffèrent plutôt fortement de ceux de leurs aînés embaucheurs. Elevés au Web, utilisateurs permanents des messageries instantanées, SMS, et échanges collaboratifs online, ils utilisent couramment le réseau et le partage d'informations comme modes de travail.


« Ils sont mobiles, multimédias et multitâches, a expliqué vendredi JP Rangaswami, DSI Global Services chez British Telecom, au cours d'une table ronde organisée au Sénat dans le cadre du forum Netxplorateur. Mon père a eu un travail unique au cours de sa vie. Moi, j'en aurai sept différents. Mais mes enfants en auront sept en même temps !  »


Ils se retrouvent ainsi face à des équipements de travail inadaptés à leurs yeux : des PC et des téléphones de bureaux, alors qu'ils ne travaillent plus que sur portables et mobiles. Et comment comprendre lorsqu'on évolue dans un univers d'échanges instantanés qu'il ne soit pas possible de consulter Facebook et MSN depuis son poste pour se connecter à ses collègues ? Et pourquoi utiliser un intranet pauvre en informations sur la communauté interne de l'entreprise au regard de ce qu'on trouve en quelques secondes sur le Web ?


« Cette génération a une appréciation très révélatrice du rapport de confiance. Par exemple, ils ne voient aucun intérêt à utiliser le " cc " de la messagerie. S'ils reçoivent un message avec une mise en copie à une autre personne de l'entreprise, ils s'insurgent : " Pourquoi, alors que vous avez une discussion avec moi, vous mettez quelqu'un d'autre en copie ? N'avez-vous donc pas confiance en moi ? », a relaté JP Rangaswami.

L'entreprise communautaire



Dans les petites entreprises technologiques, dirigées elles-mêmes par des entrepreneurs rompus au Web, des formes de management et d'organisation nouvelles se sont déjà mises en place. « Les entreprises devraient penser qu'elles sont une communauté ». Tariq Krim, fondateur et PDG de Netvibes, qui compte 40 salariés, a expliqué lors de la conférence, sa vision du recrutement et du management : « J'ai moi-même bafoué toutes les règles classiques du recruteur. J'ai par exemple demandé à des gens de quitter l'école pour nous rejoindre. Un des freins au développement des talents est souvent issu des entreprises elles-mêmes : elles ne donnent pas la possibilité aux nouveaux embauchés de tenter, de faire, sans a priori et sans assurance de résultats. » 


Si un nouveau management est possible dans les petites entreprises, qu'en est-il dans les grands groupes, avec les plus inquiets de ces jeunes candidats mobiles et impatients ? « 
Je conseillerais aux systèmes d'information de prendre le meilleur des réseaux sociaux, a expliqué Jean-Stéphane Arcis, fondateur et dirigeant de l'éditeur TalentSoft. Que les candidats soient visibles pour toutes les opportunités de postes internes ; que le profil de chacun soit public ; que les expériences puissent être partagées et que chacun puisse indiquer son désir de mobilité. »



Laure Deschamps

Paru dans 01net le 18 février 2008

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Published by Laure - La Rédac Nomade - dans Vie numérique
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