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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 19:09

Une étude présentée mercredi 8 juin 2011 analyse l’activité des plates-formes internet de 7 partis politique et suivra leur capacité de mobilisation des citoyens tout au long de la campagne présidentielle.

 

Les réseaux sociaux mis en place par les partis politiques en préparation des élections présidentielles feront-il école pour mener à bien cette fois des politiques de concertation sur les projets territoriaux ? En tous les cas, les élus auront l’occasion ces prochains mois de vérifier l’efficacité de ces outils en termes de mobilisation et de partage de l’intelligence collective.

Pour analyser cette tendance et sa capacité à être transposée à des actions locales, Useo , cabinet spécialiste des réseaux sociaux d’entreprises, vient de lancer le premier opus d’une enquête « Réseaux sociaux des mouvements politiques au cœur d’une acculturation de nos démocraties modernes » qui décrit les usages de 7 plateformes(1) web mises en place par des partis de gauche, du centre et de droite :

L’étude évalue les usages de ces réseaux sociaux autour de 3 familles :

  • les usages d’influence,
  • de collaboration
  • et de coordination.

C’est-à-dire toutes les notions nées du mode d’échange des médias sociaux comme Facebook, telles : la mise en perspective des conversations, la mise en relation des membres pour créer des synergies, la gestion des groupes d’intérêt, la gestion des évènements, etc.

Useo propose donc pour chaque parti un visuel qui situe d’un coup d’œil ses caractéristiques. Ainsi l’on constate que lacoopol, le réseau social du parti socialiste, est le plus complet en terme d’usages typiques des réseaux sociaux.

« L’ensemble des réseaux sociaux étudiés sont beaucoup plus matures dans leurs usages que les réseaux sociaux mis en place dans les grandes entreprises, indique Arnaud Rayrole, directeur général d’Useo. Ils entrent de plein pied dans le partage de l’intelligence collective, l’aspect sur lequel butent les entreprise à cause des fonctionnements en silo. C’est un outil qui s’adapte parfaitement à la géométrie variable des partis politiques qui doivent se mobiliser et organiser l’action sur le terrain quand arrivent les échéances électorales ». 

Géolocalisation des sympathisants –

Bien sûr l’exemple de la campagne d’Obama aux Etats-Unis sert de référence avec 4 ans de décalage, tandis que les démocrates et les républicains américains se lancent eux dans des modèles de mise en relation encore plus sophistiqués, comme la géolocalisation des sympathisants sur les smart-phones.

Dans les prochains mois, Useo veut affiner son étude en collectant cette fois des données quantitatives sur le nombre d’adhérents, la nature des actions engagées, les résultats de mobilisation, en somme la mise en œuvre et des exemples concrets des usages promis par ces outils.


Note 01:La plate-forme de l’UMP, « créateurs de Possibles » est absente de cette étude car elle a été fermée début 2011. -

Sophie Maréchal

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Published by Sophie Maréchal La Gazette des communes - dans Vie numérique
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