Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 14:01

Auditionné, mercredi 18 janvier 2012 sur le cadre d’intervention des collectivités locales dans le programme national très haut débit, le président de l’Autorité de la Concurrence donnait son aval à la proposition de loi Maurey-Leroy soulignant le manque de contraintes juridiques des opérateurs de télécommunication pour le déploiement du FTTH dans les zones moyennement denses.

 

 

« Il n’est pas dans l’intérêt naturel de France Télécom de déployer une infrastructure concurrente de sa propre boucle locale en cuivre, il faut donc éviter de signer un chèque en blanc sur de simples promesses. Un mécanisme de suivi est à construire pour maintenir un cadre incitatif et ne pas hésiter à parler de sanctions dans le cas où ces intentions ne sont pas suivies d’effet, une idée qui figure dans la proposition de loi des sénateurs Maurey et Leroy », indiquait Bruno Lassere, président l’Autorité de la Concurrence en préambule de son audition par la commission de l’économie du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat au sujet du programme national très haut débit et de l’appel à manifestation d’intention d’investissement (Amii). En effet, pour l’heure, les déclarations exprimées dans l’accord conjoint du 15 novembre 2011 entre SFR et France-Télécom-Orange sur le déploiement d’une infrastructure en fibre optique sur les zones moyennement denses n’a aucun cadre contraignant. « L’Amii est un objet juridique non identifié, les parlementaires vont travailler à combler ce vide pour rendre à l’Etat un rôle qu’il a presque oublié en laissant les opérateurs et l’Arcep évoluer librement », commente Philippe Leroy, sénateur de Moselle (UMP). 

Les projets intégrés à l’échelle départementale dans la légalité - En revanche, les collectivités locales évoluent dans un cadre particulièrement contraint pas les règles relatives aux aides d’Etat édictées par la Commission européenne. L’Autorité de la concurrence avait donc été saisie, le 8 septembre 2011, par la commission économique du Sénat sur le cadre juridique de l’intervention des collectivités locales dans le déploiement de la fibre optique. Une saisie motivée par les questions soulevées par le mémorandum d’Aurillac co-signé par sept réseaux d’initiatives publiques,qui souhaitent mener une péréquation départementale en intégrant les zones réservées aux opérateurs privés sans être exclus des aides d’Etat. Depuis, les demandes exprimées dans ce mémorandum ont été reprises par l’Avicca et inscrites dans la proposition de loi des sénateurs Maurey-Leroy visant « à assurer l’aménagement numérique du territoire ».

Eviter les investissements à fonds perdus - « La question des projets intégrés interpelle dans un modèle soucieux d’assurer un équilibre entre investissements privés et publics. En effet, pourquoi les collectivités locales investiraient à fonds perdus uniquement sur les zones non rentables ? », s’interroge Bruno Lasserre. Pour justifier les investissements des collectivités sur les zones rentables, les lignes directrices de la Commission européenne laissent peu d’espace. L’Autorité de la concurrence relève donc deux possibilités :

  • la règle de co-investissement spécifique au cadre français définie par l’Arcep;
  • la constitution d’un service d’intérêt économique général qui légitime la mise en œuvre d’un projet intégré.

Favoriser la concurrence sur les services - Enfin, le président de l’Autorité de la concurrence alerte les pouvoirs publics pour favoriser une meilleure efficacité de l’action publique lors du lancement des appels d’offres des collectivités locales. En effet, il souligne les risques de distorsion de la concurrence lorsque ces appels d’offres favorisent l’intégration verticale d’opérateurs à la fois de réseaux et de services comme SFR et France Télécom-Orange face aux opérateurs d’infrastructures. « Nous demandons à ce que les équipes qui négocient pour les réseaux et les services aient des fonctionnements étanches », précise-t-il. Et de conclure : « Nous ne condamnons pas la coordination et le partage des investissements en aval pour la construction d’un réseau s’il y a concurrence sur les services en aval ».

Le calendrier des travaux de la commission de l’économie du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat :

  • mardi 24 janvier à 14h45 : Yves Rome, sénateur de l’Oise (PS), président de l’AVICCA, Patrick Vuitton, délégué général de l’AVICCA et Philippe Leroy, sénateur de Moselle (UMP) seront auditionnés par Hervé Maurey (Nouveau Centre).
  • mercredi 1er février matin : examen du rapport Maurey.
  • jeudi 9 février à 11 heures : délai limite du dépôt des amendements.
  • mardi 14 février à 14 heures : examen des amendements par la commission et discussion en séance publique le même jour.

Suggestion d’une taxe sur la rente du cuivre de France Télécom pour un « fonds fibre »

« Le coût de la boucle locale calculé par l’Arcep est surévalué d’environ 2euros par ligne, ce surcoût, pourrait être directement affecté à un « fonds fibre » dédié au financement de l’aménagement numérique du territoire. Cette taxe spécifique serait indolore pour le consommateur puisqu’elle serait reversée directement par France Télécom. Ce sont ainsi 600 à 800 millions d’euros par an qui pourraient être affectés au déploiement de la fibre » déclarait en substance, Laurent Benzoni, professeur de sciences économiques à Sorbonne-Universités, mercredi 19 janvier 2011, lors d’un débat sur le financement public de l’aménagement numérique du territoire organisé au sénat à l’initiative du sénateur Philippe Leroy (UMP).

Une erreur à corriger -  Il étaye sa proposition à partir du constat d’une erreur dans la méthode de calcul du tarif du dégroupage mise en application à partir de 2005-2006 par l’Arcep qui ne tient pas compte de la revalorisation de la boucle locale cuivre de France Télécom. Certifiée dans les comptes de France Télécom à 9,2 milliards d’Euros lors de sa privation en 1997, la valeur nette de cet actif (80% de génie civil/20% de câbles cuivre) n’a donc jamais été revalorisé depuis. Le régulateur britannique, l’OFCOM a corrigé cette erreur dès 2005 pour l’évaluation du coût de la boucle locale de British Telecom.

Sophie Maréchal sur Lagazette.fr vendredi 20 janvier 2012 

Repost 0
Published by Sophie Maréchal sur Lagazette.fr le 20 janvier 2012 - dans Vie numérique
commenter cet article
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 17:02

Un chantier national sans pilotage de l'Etat

Le partage du territoire favorise les opérateurs privés et laisse aux collectivités les zones les plus coûteuses, sans visibilité financière à long terme. 

Le casse-tête de la maitrise d'ouvrage

Accompagner les projets publics de réseaux à très haut débit en remportant l'adhésion des opérateurs privés nationaux, un défi que les pionniers tentent de relever.

Le haut-débit par ADSL suffisant en ville

Les collectivités pourraient stimuler le déploiement national en raccordant à la fibre optique, en priorité, les foyers où l'attente en haut-débit est la plus criante.

Voici donc les têtes de chapitre du dossier : "Aménagement numérique du territoire : le très haut-débit n'a pas la fibre rurale" qui fait le point sur le rôle des collectivités locales dans le déploiement des réseaux en fibre optique en France et leur relation avec les opérateurs nationaux, SFR et Orange. 

site web de La Gazette des communes

couverture-dossier-tres-haut-debit0001-copie-1.jpg

Sophie Maréchal dans La Gazette des communes, le 9 janvier 2012

 

Repost 0
Published by Sophie Maréchal dans La Gazette des Communes le 9 janvier 2012 - dans Vie numérique
commenter cet article
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 22:39

 Le premier réseau social du monde est un formidable outil de mise en relation mais la transparence sur les données personnelles de ses millions d’utilisateurs n’est pas son fort. Voici quelques astuces pour mieux protéger votre vie privée sur FaceBook.  

 

Données personnelles : l’envers du décor de FaceBookFB.jpg 

L’actualité récente a révélé la face cachée du plus grand réseau social du monde (800 millions de membres). FaceBook en Europe est situé en Irlande, pays fiscalement intéressant mais soumis à la réglementation européenne. Un étudiant autrichien a demandé d’accéder à l’intégralité de ses données conservées par le site. Il a reçu plus de 1000 pages, et s’est aperçu que des milliers de données étaient conservées, parfois très confidentielles, y compris les adresses électroniques de personnes non membres du réseau… Car Facebook vit de la publicité et de la vente des données personnelles.

Devant la polémique née en Europe et la plainte de plusieurs associations américaines, le site a promis de faire des efforts, et, selon le Wall Street Journal, d’obtenir de ses utilisateurs qu'ils "approuvent expressément" tout changement des paramètres de confidentialité. Et mieux contrôler l’ouverture des profils de ses usagers à des sociétés tierces. FaceBook veut montrer patte blanche avant son introduction en Bourse prévue en 2012.

 

Où se trouvent vos données ?

Protéger ses données sur « FB » est indispensable pour préserver sa vie privée. Une protection efficace permet de n’afficher ses photos que dans certains cas, d’empêcher l’usurpation de votre identité, de ne montrer votre « mur » (fil d’actualité) et commentaires qu’à certaines personnes, et non aux amis de vos amis, pas toujours fiables. Rappelons que la jurisprudence française a débouté plusieurs salariés licenciés pour avoir critiqué leur employeur sur le site, et un autre a été condamné à 15 800 euros pour propos diffamatoires.

Où sont vos données personnelles ? Celles immédiatement accessibles se trouvent dans votre profil, vos paramètres du compte et paramètres de confidentialité (petit triangle en haut à droite du bouton « accueil »). La partie immergée de l’iceberg – les milliers d’infos conservées sur les serveurs de FaceBook- n’est, elle, accessible que par le biais d’un formulaire de demande, comme l’exige la loi européenne. 

 

Bien ajuster votre profil et vos paramètres du compte

Après avoir cliqué sur « Modifier le profil », vous pouvez définir (menu déroulant à droite de chaque ligne) à qui vous acceptez de montrer vos infos personnelles. Choisissez de préférence « personnalisé » pour affiner l’accès à vos différents « publics ». Les réglages par défaut ne sont pas les plus protecteurs. 

Ensuite, dans les paramétrages de votre compte, voici quelques réglages à connaître :

-          Applications : pensez à supprimer ici les applications que vous n’utilisez plus. Car sinon celles-ci peuvent toujours accéder à vos données…

-          Sécurité: activez le mode « navigation sécurisée » si vous vous déplacez souvent et que vous accédez à Facebook dans un espace public ou en mobilité.

-          Publicités Facebook : à régler sur « personne ». 

 

Bien définir vos paramètres de confidentialité

Bien que l’éditeur du site ait simplifié la page Paramétrage de confidentialité et adopté un nouveau mode de publication cet été, il reste pas mal de choix possibles. Cliquez sur le bouton « Personnalisé », pour les affiner et les rendre plus sûrs.

-          Prise de contact : rubrique importante, elle définit le contrôle du « qui fait quoi ? » avec vos messages, vos invitations, votre mur. Réservez-les à vos amis, sauf si vous voulez jouer les personnalités publiques.

-          Fonctionnement des identifications : activez (on) la Vérification des identifications, ajustez la « visibilité maximum » de votre profil, et désactivez (off) de préférence la localisation qui autorise vos amis à vérifier où vous vous situez.

-          Applications, jeux et sites web : décochez les rubriques de votre profil (Mes statuts, Mes photos, Mes liens…) dont vous ne souhaitez pas que les autres membres utilisent ailleurs (rubrique « Comment les autres transmettent vos informations »). Désactivez la « Personnalisation Instantanée » (case à décocher) dont profitent des sites « partenaires », et la « Recherche Publique » qui vous rend trop visible sur les moteurs de recherche.

-          Limiter l’audience des anciennes publications : les contrôles de confidentialité apparaissent désormais à côté de chaque chose que vous publiez, mais vous pouvez limiter ici la visibilité de vos anciennes publications. 

 

Quelques règles à connaître

-  Choisissez un mot de passe pas trop simple (un mix de lettres et chiffres), et changez-le régulièrement. L’usurpation d’identité est plus facile qu’on ne croit sur FaceBook.

-  Publiez avec parcimonie vos infos sensibles dans votre profil : adresse, numéros de téléphone, situation amoureuse… Vous limitez les risques.

-   Sensibilisez votre entourage sur l’importance de la confidentialité. Sur les réseaux sociaux on se protège ensemble. 

Créez un espace privé pour chacun de vos « groupes » (famille, club, collègues de travail…), en choisissant l’option « Secret »  ou « Fermé » (contenu réservé aux membres du groupe). Pour en savoir plus : http://www.facebook.com/help/?page=220930054603695.

Repost 0
Published by Pierre pour Planet.fr - dans Vie numérique
commenter cet article
10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 17:31

Les agents territoriaux et les mobinautes parisiens alimenteront eux-mêmes en informations pratiques une application disponible dès le 16 novembre 2011 gratuitement sur Apple Store et Android Market.

Toujours rageant de découvrir un panneau accroché à la porte qui signale la fermeture exceptionnelle de la piscine. Jusqu’à présent, les parisiens étaient mis devant le fait accompli. Désormais, le responsable de l’établissement renseignera directement l’application « Paris à la seconde-info » un nouveau service à la fois accessible sur le sitewww.paris.fr et téléchargeable gratuitement à partir des smarphones I-phone et Android. De même, l’ensemble des services municipaux seront invités à alimenter en temps réél « Paris à la seconde-info » sur toutes les fermetures impromptues, les rues barrées pour cause de travaux, de marathon, de visite officielle d’un chef d’Etat, les pannes d’électricité, les pics de pollution détectés sur le site météo de la ville, la chronologie des inscriptions aux activités de loisirs ou des cours du soir etc… L’actualité du site web pourra aussi être envoyée aux mobinautes qui s’inscriront.

Organiser le circuit de validation - « Nous avions déjà organisé une cellule temps réel pour les panneaux lumineux et sur les réseaux sociaux. Mais avec ce nouveau service, nous élargissons le champ des alertes utiles à la vie quotidienne car nous invitons aussi les parisiens à nous signaler les incidents et autres informations utiles », explique Lionnel Bordeaux, responsable du service Paris Numérique au sein de la direction de l’information et de la communication de la ville de Paris. Quatre membres de son équipe seront affectés à valider les informations diffusées. « La validation devrait vite disparaître pour les agents, le temps de rôder le dispositif. Dans un second temps, elle le sera sans doute aussi pour les habitants qui seront reconnus comme des correspondants fiables », poursuit-il.

Alimenté 7j/7, 24h/24 - Cet outil est conçu pour évoluer au fil de l’expérience. Par exemple, le recueil des informations des habitants se fera par arrondissement, sans thématique précise. « Nous affinerons en fonction du type d’alertes qui nous serons transmises », précise-t-il. « Paris à la seconde-info » a vocation à être alimentée 7j/7, 24h/24. C’est pourquoi, les modalités de rémunération des permanences et des astreintes des agents de la direction d’information et de la communication feront l’objet d’une délibération au conseil municipal du 14 novembre prochain durant lequel Jean-Louis Missaka, adjoint au Maire de Paris chargé de l’innovation, de la recherche et des universités présentera l’application aux élus.

 Sophie Maréchal dans La Gazette des communes le 10 novembre 2011

 

Repost 0
Published by Sophie Maréchal dans La Gazette des Commues le 10 octobre 2011 - dans Vie numérique
commenter cet article
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:24

    

Les quelques applications déjà nées de l'ouverture des données publiques concernent surtout les transports et la découverte des parcs arborés.

Les villes pionnières encouragent la communauté des développeurs à la réutilisation des données avant la recherche d'un modèle économique

 

Géolocaliser sur la carte de la ville les essences des arbres dans les parcs et jardins ? C'est possible aujourd'hui, grâce à l'initiative de deux développeurs qui ont réutilisé les données mises en ligne sur les sites « open data » de Paris et de Rennes. Anecdotique ? Pourtant, ces applications sont citées spontanément pas les deux premières villes pionnières du « lâcher de données publiques ». Même si l'exemple semble encore bien éloigné des « promesses vertigineuses de l'open data », comme nous titrions dans nos colonnes le 8 novembre 2010, le mouvement de la réutilisation des données publiques territoriales est bel et bien enclenché. Les villes pionnières élaborent, pas à pas, cette « plateforme d'innovation numérique », modèle de la ville 2.0 prôné par la Fondation internet nouvelle génération (FING), qui les accompagne dans leur démarche.

Si, à Paris, c'est la liste des prénoms donnés entre 2004 et 2010 qui est la plus téléchargée, à Rennes (Ille-et-Vilaine), les données liées aux transports mises en ligne par le délégataire sont plébiscitées. Bien sûr, faute d'accord à ce jour avec la RATP et le syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), les réutilisations des données de la ville de Paris semblent plus limitées en termes d'usage. Les jeux de données sont par exemple mis en forme sur des cartes interactives. On peut ainsi voir s'afficher l'historique des noms des rues de Paris, les statistiques de l'état civil, les bureaux de vote, les équipements de proximité, des informations en matière de voirie et d'urbanisme, les lieux universitaires. « Il n'y a aucune obligation d'informer des réutilisations si l'usage reste privé », indique Georges-Etienne Faure, conseiller auprès de Jean-Louis Missika, adjoint au maire chargé de l'innovation. Même si ces applications n'ont pas un usage de masse, les principes de l'open data sont respectés, puisqu'elles n'auraient pas été financées par la municipalité.

Mobilité privilégiée

De son côté, Rennes métropole, qui ouvert la marche en mettant en ligne en octobre 2010 les premiers jeux de données, conserve son avance, en particulier grâce aux données de transport de son délégataire Keolis. Le concours « Rennes métropole en accès libre » a aussi stimulé la création d'applications, majoritairement liées à la mobilité dans la ville et utilisables aussi bien sur ordinateur que smartphone (lire l'encadré p. 37). Parmi celles-ci, une carte des lieux accessibles aux personnes handicapés, des calculs d'itinéraires écologiques dans la ville, un descriptif géolocalisé des arbres du parc Thabor et des parcours de course à pied.

Ces applications sont accessibles au plus grand nombre sur le portail Proxima-Mobile, géré par la Délégation aux usages de l'internet. Concernant les données liées aux transports, Paris ne perd pas espoir de trouver un accord avec la RATP et le Stif pour combler le manque. De récentes captations sans autorisation des plans de métro ont d'ailleurs mis en lumière l'attente des usagers.

Un coût à évaluer

Un retour sur investissement est espéré par les collectivités. Pourtant, les coûts engendrés ne sont pas budgétés en raison du caractère encore expérimental de ces initiatives. En effet, la mise à disposition des données, leur structuration et la création du site web ne sont pas chiffrées. Il s'agit plutôt de temps venu s'ajouter au travail quotidien des services.
« Nous sommes contents d'avoir des réutilisations, mais il est illusoire de chiffrer le retour sur investissement, notre objectif est d'apporter un soutien aux entreprises innovantes et de jouer la transparence citoyenne. Le métier d'une ville n'est pas de faire des applications pour l'Iphone », tranche-t-on à Paris. Il n'est pas non plus envisagé d'installer un comité de pilotage qui validerait le type de réutilisations possibles. En effet, les décisions sur l'exclusion des données « à risque » pour la sécurité ou les fichiers nominatifs sont prises en amont. La philosophie commune à ces villes est, bien sûr, d'encourager certains types d'usages, en toute conscience des effets pervers de certains autres affichages de données sur une carte.
Si la recherche d'un modèle économique n'est pas, pour l'heure, la priorité de ces premières expérimentations, le potentiel n'échappe pas aux acteurs de la téléphonie. Certes, l'open data s'inscrit, selon Orange, « dans la réflexion globale autour de la responsabilité sociétale de l'entreprise » au travers notamment de son partenariat avec la Fondation internet génération, l'association qui accompagne les villes pionnières. Cependant, l'opérateur ne s'interdit pas d'agir en tant que « tiers de confiance », de « facilitateur » entre collectivités locales et entreprises qui équipent la ville. Par exemple pour trouver des modèles de collecte de données issues des capteurs dans le domaine de la gestion des déchets, de l'eau, de l'électricité...
« Nous jouons aussi notre rôle d'industriel en mettant à la disposition de la communauté des développeurs des bibliothèques d'applications sous forme d'API [interfaces d'accès, ndlr], afin de stimuler l'offre de services autour de la téléphonie mobile. Et nos laboratoires travaillent sur la qualité des données pour mettre en place des standards », précise Anita Iriart-Sorhondo, de la direction des relations avec les collectivités locales de France Télécom - Orange.

Alternatives en perspective

Il ne suffit toutefois pas d'être une ville très impliquée dans le développement des usages numériques pour se lancer sans hésiter dans l'aventure de la donnée libérée. Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) - qui a pourtant remis le « Trophée de l'e-démocratie » à Rennes métropole, en octobre 2010, pour la création de son site « data.rennes-metropole.fr » lors du forum « World-e-gouv » - s'interroge ainsi sur l'intérêt pour une commune de sa taille de créer son propre « entrepôt » de données. « Nous sommes d'accord sur le principe de libérer des données pour développer des services auxquels nous n'aurions pas pensé, mais si c'est au prix de contraintes techniques supplémentaires, nous ne sommes pas si pressés que cela. Nous préférerions rejoindre une plateforme globale plutôt que de créer la nôtre », commente Eric Legale, directeur d'Issy Media, société d'économie mixte chargée de la communication et des technologies de l'information de la ville.
Le site « data.gouv.fr », qui ouvrira les données administratives nationales à partir de décembre 2011, pourrait apporter une réponse à ce souhait. La mission Etalab, chargée de préparer cette ouverture, associe actuellement à ses ateliers de travail les villes pionnières pour créer un espace dédié aux collectivités locales qui souhaiteraient publier leurs données.
D'autres alternatives voient le jour, basées cette fois sur l'échange de données entre opérateurs économiques et acteurs publics. Ainsi, le projet Dat Act - parrainé par les pôles de compétitivité Advancy, Mov'eo et Cap Digital Paris région - vise à constituer des bourses d'échange de données autour de projets de services liés à la mobilité dans la ville. « Il faut raisonner autour d'une donnée à partager dans une logique de flux. Une application liée aux déplacements aura un impact sur l'organisation de la ville. Une gouvernance qui associe les décideurs locaux est indispensable pour en maîtriser les conséquences sur le territoire », détaille Bruno Caillet directeur du développement chez Le Hub, entreprise maître d'oeuvre du projet.
Dat Act organisera ces prochains mois des ateliers pour que des collectivités locales rencontrent les grands opérateurs qui ont des données géographiques à partager. Bourse d'échange de données ou entrepôt ouvert au plus grand nombre ? La solution résidera sans doute davantage dans la complémentarité entre ces deux options que dans la concurrence. 

 

avantages

Le cadre juridique favorise la mise en ligne des données publiques.
Les citoyens et les entreprises ont la possibilité de créer des applications auxquelles la collectivité n'aurait pas pensé ou qu'elle n'aurait pas pu financer.

inconvénients

Les méthodologies de mise en oeuvre sont encore complexes. Les formats de données et les types de licences sont multiples.
L'accès n'intéresse qu'un public de spécialistes.
La gratuité des données fait encore souvent débat.

5 % des demandes faites en 2009 à la Commission d'accès aux documents administratifs concernaient la réutilisation des données. L'intégralité des réponses a été favorable aux réutilisateurs.

Etats-unis : une création d'applications embryonnaire 

Les New-Yorkais peuvent télécharger la description des arbres de leur ville, mais aussi s'informer les retards des vols des compagnies aériennes ou localiser des délinquants sexuels... Pionnier de l'open data, le territoire américain voit aussi se développer les premières applications sans grande cohérence, mais avec une certaine ferveur utopiste. Après l'investiture du président Obama et avec le lancement, en mai 2009, du site « data.gov », 23 Etats et 8 villes ont emboîté le pas au gouvernement. Aujourd'hui, le pays compte 2 000 plateformes générales et 24 000 sous-sites. Plus de 200 applications sont issues de data.gov. Cependant, les autorités locales et fédérales ont compris qu'il fallait accompagner le mouvement, en incitant à la création de communautés d'intérêt, en encourageant les étudiants à développer des interfaces d'accès (ou API) simples à utiliser et en organisant des concours, appelés « hackathons », visant à créer des applications en une journée.

Rennes métropole (Ille-et-Vilaine) - 37 communes - 402 000 hab. - Priorité à l'animation du réseau des réutilisateurs 

« Nous restons en contact avec les lauréats du concours organisé en mai pour les aider à passer de la création à la vulgarisation de leur application », explique Yves Préault, conseiller communautaire de Rennes métropole et maire adjoint de Rennes. Le concours « Rennes en accès libre », doté de 50 000 euros, avait primé 8 des 43 applications présentées. A l'exception d'une entreprise, les participants étaient de développeurs amateurs, étudiants pour la plupart. « Nous avançons en marchant car, pour l'instant, les données sont brutes et difficilement accessibles à un public non spécialiste, reconnaît l'élu. C'est pourquoi nous organisons des ateliers de coconception?. » L'animation du réseau des réutilisateurs est donc un maillon essentiel pour l'ouverture des données publiques, opérationnelle à Rennes depuis avril 2010. En juin dernier, s'est tenu par un atelier « de visualisation de l'information rennaise ». Lors d'un prochain atelier, avant la fin de l'année, les lauréats du concours rencontreront des webmasters, des designers graphiques, des urbanistes, des créateurs de sites et des sociologues. « L'objectif est de collaborer avec les associations pour les encourager à faire des propositions d'applications. Ce qui nous intéresse dans l'open data c'est de faire appel à l'intelligence collective pour innover », conclut Yves Préault.


LE BILAN 

43 applications créées depuis avril 2010 et 1,5 million de connexions vers un catalogue de 157 jeux de données.

Communauté urbaine de Bordeaux (Gironde) ? 27 communes ? 719 500 hab. Un changement culturel pour les services - 

« La direction des systèmes d'information [DSI] a proposé d'être maître d'ouvrage sur le projet open data car les données libérées sont dans notre système d'information », explique Frédéric Théodore, directeur adjoint des SI de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB). De son côté, l'agence des initiatives numériques d'Aquitaine anime le réseau des réutilisateurs. « Partir d'un gisement de données développées en interne pour favoriser la création d'applications non maîtrisées est un changement culturel pour la CUB. De plus, dès la conception de nos programmes, nous devons nous poser la question de la lisibilité des données pour leur réutilisation ultérieure », indique Frédéric Théodore. La collecte a consisté à se rapprocher des services pour dresser la liste des données « ouvrables » et à évaluer les risques et les contraintes légales. Cette charge s'est ajoutée au travail habituel de la DSI. « Nous sommes en phase d'expérimentation et, si nous devions poursuivre, il y aurait forcément un coût et des ressources associées », poursuit-il. A peine les données mises en ligne, le 6 juin, une application était créée. Elle fournit l'emplacement des arrêts de bus et des informations concernant les horaires. D'autres applications, telle l'évaluation de biens immobiliers, sont attendues d'ici la fin de l'année.


LE BILAN 

Un mois et demi après l'ouverture des données, 4 000 visiteurs uniques, 1 800 téléchargements et 1 application créée.

 

Sophie Maréchal, La Gazette des communes le 10 octobre 2002

IMAGE_20111011_15496125-copie-1.gif

 

Repost 0
Published by Sophie Maréchal dans La Gazette des Commues le 10 octobre 2011 - dans Vie numérique
commenter cet article
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 15:42

classe_masson.jpg

Assis devant le petit bureau de la chambre de ses parents, Lucas réfléchit à la phrase qu’il veut écrire. Le petit blondinet de 7 ans plante ses yeux bleus sur sa mère, restée à côté, comme pour y puiser l’inspiration. Mais Virginie Verleye, dunkerquoise de 33 ans, ne faiblira pas, son aîné a voulu reproduire l’exercice réalisé toute l’année en classe de CP, il devra aller jusqu’au bout. Finalement Lucas s’approche de la table et balade son index sur le clavier familial. En quelques minutes la phrase se forme. Petite correction de la maman, et la trentaine d’abonnés au compte privé de Lucas découvrent que ses cousines, « Eva et Léa viène a la maison ce soir ». Via Twitter. Comme à l’école.

Car l’année dernière, le petit Dunkerquois a fait partie de la première classe française de CP utilisant Twitter pour apprendre à lire et à écrire. Selon le principe de ce site de microblogging, Lucas et ses copains publiaient des messages de 140 caractères sur un compte unique à la classe (@Classe_Masson) pour échanger avec leurs contacts ou « followers ».

L’initiative reste marginale, mais elle se multiplie dans la communauté enseignante. Si trois classes s’étaient lancées sur Twitter à la rentrée 2010, un site recensant les Twittclasses francophones en comptait 25 en février 2011, et près de 80 en mai dont une cinquantaine en France. Bertrand Formet animateur TICE (enseignant du primaire chargé de développer les nouvelles technologies) et créateur du site décrit : « il existe vraiment des projets différents allant de la maternelle à l’université. L’outil est adapté sur des besoins ponctuels ou quotidiens. Par exemple : certains professeurs du supérieur s’en servent uniquement pour s’adresser aux élèves, un autre a fait adapter L’Etranger de Camus en tweet… »

Dans la @Classe_Masson, aucun élève et très peu de parents connaissaient Twitter lorsque Jean-Roch Masson, l’instituteur, leur a présenté le projet à la rentrée 2010. « Nous allons être les journalistes de nos vies » a simplement expliqué l’enseignant de l’école de la Providence, située dans une banlieue populaire de Dunkerque.

@Classe_Masson s’est vite rodée. Chaque matin, un ou deux élèves sont chargés d’écrire le premier tweet de la journée. Le Mardi 17 mai, c’est au tour de Sajid : « Bonjour, aujourd’hui nous sommes Mardi 17 mai. Bonne fête à Pascal !! #Sajid ». Mais avant de cliquer sur « envoyer », Sajid doit d’abord écrire sa phrase sur un cahier, la faire corriger, la taper sur un document numérique partagé avant de la copier/coller sur le logiciel gérant Twitter. Et enfin, le tweet s’affiche sur le mur du fond. Là, face aux fenêtres donnant sur la cour de récré. l’écran du tableau blanc interactif fait défiler en permanence les colonnes d’avatar (les petites photos de présentation), et leurs quelques lignes de message. Le logiciel qu’utilise la classe pour tweeter sépare ainsi les tweets publiés par les twitteurs que la classe suit, les tweets qui leur sont adressés et enfin les messages directs qu’ils reçoivent de manière privée. « Les enfants ont très vite compris dans quelle colonne arrivaient les messages qui les concernaient et ne prêtaient aucune attention aux autres », assure Jean-Roch Masson. Inversement, à l’apparition d’un tweet à leur adresse, toute la classe s’emballe. « J’ai dû mettre le ola, sourit l’instituteur, ils voulaient tout arrêter pour lire leur message et y répondre. »

Outre les tweets spontanément proposés par les enfants, Jean-Roch Masson lance des exercices : réflexions autour d’un mot, création de mots valises (associant deux mots pour en créer un nouveau), ou encore énigmes mathématiques. La classe joue également aux échecs avec celle d’Amandine Terrier, un triple niveau CE2, CM1, CM2 à Crotenay dans le Jura. L’enseignante a crée la première Twittclasse de primaire en mai 2010 pour commenter un voyage scolaire à Paris. Le compte @crotenaycycle3 étant ouvert, les parents se connectaient librement pour suivre leurs bambins de la Tour Eiffel, au musée du Louvre en passant par les bateaux mouche. L’expérience devait s’arrêter là. « J’ai retrouvé beaucoup d’élèves à la rentrée, se rappelle l’institutrice. Ils m’ont immédiatement dit : « maîtresse, quand est-ce qu’on tweete ? » Devant tant de motivation à écrire, Amandine Terrier a intégré le réseau social au quotidien de la classe et pour des projets d’éducation civique (interview de maires) ou d’échange avec des écoles étrangères.

« Les pionniers ont lancé leurs expériences dans les contextes spécifiques, analyse Gérard Marquié, chercheur à l’Institut national de la Jeunesse et de l’Education Populaire. Ils se situent en secteur rural, dans des quartiers populaires, ou dans des établissements professionnels. La situation des élèves invite les professeurs à innover, à travailler sur les éléments de désenclavement ou de motivation. » Or Twitter fait entrer l’écriture et la lecture dans le concret. « Beaucoup d’élèves en difficulté pensent que lire et écrire, ça ne sert qu’à être bon à l’école, affirme Stéphanie De Vanssay, enseignante spécialisée en Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED). Quand on écrit juste une ligne, ça n’a pas de sens. Avoir un véritable interlocuteur en donne. » Pour l’enseignante, Twitter se rapproche du journal imprimé de la pédagogie Freinet : « c’est le même esprit : on produit vraiment, en ancrant la classe dans son environnement. Et on fait donc très attention à la correction de ce que l’on publie »

Dans la petite école de la Providence, les 24 élèves tweeteurs se sont ainsi montrés bien plus productifs que prévu. En Franche-Comté, Evelyne Dirringer va plus loin : « le niveau de la classe était bien meilleur que les années précédentes ». L’institutrice de l’école Chantereine à Villersexel (Haute-Saône) a choisi d’orienter son expérience de twittclasse autour d’un expert référent pour le projet de classe, Mickaël Brangeon, alias @Peupleloup, grand connaisseur des loups. Une question sur la vie de ces carnivores ? Un mot tel « hibernation » à définir ? Les @cp_chantereine envoyaient un tweet à @peupleloup. « Lorsqu’ils recevaient un message de Mickaël, c’était vraiment la joie dans la classe ! » se rappelle Evelyne Dirringer.

Pour le psychologue et psychanalyste Yann Leroux, le succès de l’écriture sur Twitter tient également à la déshinibition qu’apporte le support numérique. « Les enfants apprennent très vite que lorsqu’ils écrivent sur le papier, ça reste. Alors qu’avec la matière numérique, on peut effacer. Ca ôte la culpabilité de l’erreur, de mal écrire et permet d’expérimenter sans crainte. » Pour le bloggeur de  Psy et Geek;-), la peur face à Twitter est du côté des adultes. « Les matières numériques bouleversent tout. Avant la classe était vécue comme un lieu clos. Avec le numérique, elle s’ouvre sur l’extérieur. L’ouverture peut faire peur. »

Pour affronter les éléments dangereux de l’extérieur, chaque twittclasse a réfléchit à des règles d’utilisation. Les élèves de @Classe_Masson ont ainsi réalisé leur « Code de Twitter » après trois mois d’utilisation. Après le premier article indiquant formellement « Quand je vais sur twitter, je suis avec mes parents ou le maître pour écrire ou pour lire », le troisième indiquant « je suis poli et gentil » ou encore le quatrième « je ne donne pas mon adresse, mon mot de passe et tout ce qui est ma vie privée », le dixième lâche : « je bloque les gens que je ne connais pas et qui font de la pub en anglais ».

Pour Gérard Marquié, cette éducation aux réseaux sociaux « est l’un des plus grands intérêt de l’expérience ». Le chercheur résume : « D’habitude, cette éducation se fait dans une démarche d’inquiétude, de stigmatisation. » Et souvent trop tard. Car les enfants s’intéressent aux réseaux sociaux de plus en plus tôt. Laurence Bee, auteur de « Facebook et Twitter expliqués aux Parents » (Numériklivres, sorti le 3 septembre 2011) estime : « les enfants commencent à réclamer un compte MSN vers 8 ans, puis un compte Facebook vers 9 ans. Ils sont attirés par les cousins, les frères et sœurs… et à l’entrée du collège, une majorité est déjà sur Facebook. »

Mais le leader des réseaux sociaux n’a pas obtenu les faveurs des enseignants. Laurence Juin, professeur de français et d’histoire géographie en lycée professionnel à La Rochelle a créé la toute première Twittclasse française à la rentrée 2009 pour prolonger les projets lancés en classe et réfléchir sur les traces numériques. « Je leur ai d’abord proposé de venir sur Facebook, se rappelle-t-elle mais je me suis vite rendue compte que c’était leur sphère privée… et qu’ils faisaient n’importe quoi sans rien sécuriser. » A la rentrée 2010, la pionnière des twittclasses forte de son premier succès, renouvelle l’expérience avec une deuxième classe. Mais l’enthousiasme des aînés n’est pas au rendez-vous : « cette année, j’ai eu une classe socialement et scolairement en grande difficulté. Ils avaient du mal à vivre ensemble en classe, alors, ils n’avaient pas du tout envie de se retrouver le soir sur Twitter. » L’enseignante revoit ses ambitions extrascolaires et se concentre sur un travail individuel d’écriture en binôme avec une personnalité du web (bloggeuse, journaliste etc.) via Twitter. « L’expérience a bien fonctionné mais démontre que tous les publics n’accrochent pas forcément, » souligne Gérard Marquié. Et l’implication des enseignants demeure primordiale.

A l’école de la Providence de Dunkerque où même le cours moyens de maternelle tweete,

la collègue de CE1, Florence Beyaert, reste ainsi sceptique après quelques mois de twittclasse. Elle a bien constaté l’envie de ses 7/8 ans de se frotter aux réseaux sociaux, mais n’a pas saisi l’intérêt de l’engouement général. Le principal soucis : « nous n’avions accès à Internet qu’une fois par semaine, c’est pénalisant », souligne-t-elle. Mais en plus, l’institutrice ne possède pas de compte personnel. Pas de test sur les us et coutumes de Twitter, les Retweet (rediffusion d’un tweet) ou les Follow Friday (vendredi où l’on suggère des comptes à suivre). Florence Beyaert se sent un peu perdue. Et stressée : Lucas et ses copains débarquent dans sa classe avec une évidente envie de tweeter. Et une grande expérience de l’outil.

La dernière critique que les pionniers des Twittclasses ont vu se développer n’est pas d’ordre matériel mais philosophique : les enseignants font entrer dans leur école un outil à visée commerciale. Ils ouvrent leur classe à l’extérieur, y compris à la publicité. Sans véritable réponse, ils assument cette connexion au monde dans toute sa complexité.

Cécile Bontron, Le Monde, 3 septembre 2011

Repost 0
Published by Par Cécile Bontron dans LE MONDE du 3 septembre 2011 - dans Vie numérique
commenter cet article
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 17:53
Les rencontres Ruralic, organisées à Aurillac les 31 août et 1er septembre, marquent la rentrée numérique des territoires ruraux.  Cette année le ton monte, sept réseaux d’initiatives publiques ont décidé de mener la fronde pour obtenir un véritable statut d’opérateur de télécommunications. 


« Depuis 2004 les réseaux d’initiatives publiques ont fait venir le haut débit dans les prés. Aujourd’hui, nous lançons un appel à mobilisation pour faire bouger les lignes sur le Très Haut Débit », lance Fabien Bazin, maire de Lormes (Nièvre). Le père du « bouclier rural » part au combat aux côtés de Philippe Leroy, sénateur de Moselle, près à repartir pour une nouvelle bataille « Le vote de l’article L14-25 du CGCT a été un véritable western au sénat, se souvient-t-il. Nous avons fait nos preuves et aujourd’hui, nous devons être impliqués à part entière dans le déploiement du très haut débit fixe et mobile. Pour cela nous devons obtenir le statut d’opérateur de communications électroniques Nous ne voulons plus avoir seulement un strapontin chez le régulateur mais être invité de plein droit ».

Ainsi, profitant de la tribune offerte par la sixième édition des rencontres Ruralic , les deux élus, partie prenante d’un regroupement de sept acteurs de RIP : 

  1. Ardèche Drôme numérique – Syndicat mixte d’aménagement numérique de l’Ardèche et de la Drôme,
  2. Conseil général de la Moselle, 
  3. Dorsal – Syndicat mixte d’aménagement numérique du Limousin,
  4. Manche numérique – Syndicat mixte d’aménagement numérique de la Manche,
  5. Niverlan – Syndicat mixte d’aménagement numérique de la Nièvre,
  6. Sipperec– Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communications,
  7. Syane – Syndicat des énergies et de l’aménagement numérique de la Haute-Savoie,

ont décidé de partir au front pour aider les collectivités territoriales qui le souhaitent à franchir un nouveau palier dans la maitrise de leur aménagement numérique.

Mémorandum de 48 pages- Leur manifeste, un mémorandum de 48 pages qui décortique les incohérences des choix du Programme National Très Haut Débit lancé par le gouvernement en juin 2010 et les arbitrages rendus par l’Arcep. Ils dénoncent des mesures qui cantonnent leurs interventions aux zones les moins rentables donc les plus chères à couvrir en infrastructure fibre optique.

Mais il ne s’agit pas seulement d’un pacte rural pour le Très Haut Débit, ils soulignent aussi le paradoxe des zones dites très denses laissées aux seuls investissements privés. Des quartiers urbains pavillonnaires risquent donc au même titre que les villages enclavés de souffrir d’une nouvelle fracture numérique.

Les sept protagonistes, de toutes tendances politiques, souhaitent avec la publication de ce mémorandum attirer l’attention des pouvoirs publics pour « contribuer positivement au grand chantier de la fibre à la maison (FTTH) dans le cadre d’un service public local » Et comme le souligne Fabien Bazin « mettre le très haut débit au cœur du débat politique pour les mois à venir »

Statut d’opérateur d’opérateurs dans le CPCE - Ils formalisent ainsi leurs demandes :

  • Reconnaître le statut d’opérateur d’opérateurs dans le Code des postes et des communications électroniques (CPCE) pour sécuriser et pérenniser le cadre d’intervention, 
  • Donner un statut juridique au Schéma directeur territorial d’aménagement numérique : il s’agit donc d’apporter une véritable portée juridique aux schémas directeurs territoriaux d’aménagement en cours d’élaboration. 
    Actuellement, les SDTAN se résument à une consultation des opérateurs. Les intentions de couverture des territoires ne sont donc pas engagements soumis à sanction en cas de dépassement des délais, 
  • Alimenter le fonds de péréquation dès la loi de finance 2012.

Malgré les propositions du rapport du sénateur Maurey, remis en octobre 2010, les mécanismes d’abondement du Fond d’aménagement numérique du territoire ne sont toujours pas définis.

Dès la rentrée sénatoriale les sénateurs Leroy et Maurey déposeront donc un projet de loi dans ce sens. 
Le groupement des 7 RIP étudie la possibilité d’un recours auprès de la Commission européenne sur les irrégularités entrainant une entrave aux missions de services publics des collectivités territoriales.

 

Sophie Maréchal, La Gazette des communes, 2 septembre 2011

Repost 0
Published by Sophie Maréchal La Gazette des communes - dans Vie numérique
commenter cet article
13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 16:47

Les territoires ruraux craignent toujours d’être les laissés pour compte du Plan très haut débit, le sénateur Maurey, en présentant son rapport le mardi 12 juillet 2011 revient à la charge pour trouver un modèle de déploiement plus efficace.

 

«Pourquoi ne pas confier aux entreprises de BTP la construction par concession des réseaux en fibre optique sur le modèle choisi pour déployer les autoroutes en France ?» propose Hervé Maurey, sénateur de l’Eure et rapporteur de la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire. Il présentait, au sénat, mardi 12 juillet 2011, le rapport « Aménagement numérique des territoires : passer des paroles aux actes. ». Parmi les arguments avancés : les opérateurs du BTP ont l’habitude de cycles d’investissement long avec des marges faibles contrairement aux opérateurs de télécommunications soumis par leur modèle économiques aux retours sur investissement rapides et aux marges fortes.
Ainsi les sociétés concessionnaires loueraient leurs infrastructures aux opérateurs de services pour l’internet très haut débit.

La péréquation n’est pas favorisée- « Il faut corriger le modèle choisi pour le déploiement de la fibre optique plutôt que de s’entêter dans un modèle voué à l’échec. La France n’a toujours pas terminé la couverture de son territoire en haut débit et nous avons déjà pris du retard sur l’arrivée du très haut débit » poursuit-il. Parmi les points bloquants mis en exergue dans le rapport, le rapport remet en question le modèle de zonage choisi par l’Arcep qui offre les zones les plus rentables aux opérateurs privés laissant aux collectivités locales les zones les moins rentables sans possibilité de péréquation.

Aucune obligation de couverture - « Sans aucun doute faudrait-il moins taxer les opérateurs de télécommunications, mais en revanche leur donner plus d’obligations de service public » commente-t-il. Le sénateur de l’Eure ne perd donc pas espoir de faire avancer la cause des territoires ruraux malgré sa proposition de contribution de solidarité faites, en octobre 2010, à la demande du Premier Ministre pour alimenter Fond d’aménagement des territoires (FANT). Hervé Maurey portera à la prochaine rentrée parlementaire, un projet de loi aux côté de Philippe Leroy, sénateur de Moselle destinée à « rendre le modèle actuel de déploiement, plus pertinent ». Un débat en séance public est aussi proposé pour octobre 2011.

Sophie Maréchal La gazette des communes, le 13 juillet 2011

 

 

Pour visionner la conférence sur le site du Sénat, cliquez ici

 

 


Repost 0
Published by Sophie Maréchal dans La Gazette des communes - dans Vie numérique
commenter cet article
23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 12:16

 

Le ministre de l’Economie numérique n’est pas parvenu, mardi 21 juin lors de son audition par la commission de l’Economie, à rassurer les sénateurs sur la volonté du gouvernement d’accélérer l’arrivée du très haut débit dans tous les foyers.

 

« Il est préoccupant de voir qu’aucune mesure n’est envisagée par le gouvernement pour contraindre les opérateurs à tenir leurs engagements de couverture numérique du territoire, regrette Hervé Maurey, sénateur (UC) de l’Eure. Le modèle de déploiement choisi pour le très haut débit laisse l’initiative aux opérateurs privés et gèle les projets collectivités locales. Nous allons déposer à la session de rentrée un proposition de loi pour améliorer et renforcer les dispositifs actuels ».

 

Rapport le 6 juillet


En effet, l’audition mardi 21 juin d’Eric Besson, ministre de l’Industrie, a laissé sur leur faim les sénateurs membres de la commission de l’Economie, de l’Aménagement du territoire et du Développement durable.
Ces derniers entendaient le ministre dans le cadre d’un rapport qui sera rendu public le 6 juillet prochain. Celui-ci dressera l’état d’avancement du déploiement de la fibre optique, de la couverture haut débit et de la téléphonie mobile.

Se bornant à lire le discours préparé par son cabinet, le ministre n’a donc donné aucun nouveau signe concret de la volonté du gouvernement d’accélérer le déploiement du programme très haut débit qui prévoit de raccorder à la fibre optique tous les foyers français d’ici 2025.
Depuis le remaniement ministériel de novembre 2010, faute de ministres attitrés pour les portefeuilles de l’aménagement du territoire et du développement de l’économie numérique, le plan très haut débit s’enlise parmi d’autres priorités nationales des ministères de l’Industrie et de l’Agriculture.

 

Une commission régionale est-elle nécessaire ?

 

Ainsi le ministre chargé de l’Economie numérique n’a pas pris de nouveaux engagements et s’est limité au rappel des récentes annonces sur ce thème, comme la création de commissions régionales d’aménagement numérique du territoire destinées à coordonner les déploiements entre opérateurs privés et réseaux d’initiative publique.

« Cet échelon est-il nécessaire ? Il existe déjà à l’échelle départementale des schémas d’aménagement numérique qui ne sont pas obligatoires et n’ont donc été mis en place que dans une trentaine de départements », commente encore le sénateur Maurey.
La proposition de loi devrait notamment proposer de rendre obligatoires ces schémas d’aménagement numériques pilotés par les préfets avec les conseils généraux et les opérateurs privés.

 

Toujours pas de financement pérenne

 

 La commission sénatoriale a par ailleurs commandé une étude juridique pour vérifier point par point si le modèle de déploiement choisi par le gouvernement français est bien compatible avec le droit européen.

Enfin, la question du financement pérenne du Fonds d’aménagement numérique du territoire (dit fonds Pintat) reste elle aussi sans réponse. Pour l’heure, seul le Grand Emprunt l’abondera de 900 millions d’euros au lieu des 750 prévus initialement.

Mais 660 millions annuels seraient nécessaires jusqu’en 2025, selon Hervé Maurey qui avait été mandaté par le Premier ministre pour définir des mécanismes de financement.
D’ailleurs, la contribution de solidarité numérique suggérée en octobre 2010 n’a pas pour l’heure été retenue.

 

 

La Gazette des communes le 23 juin 2011

Repost 0
Published by Sophie Maréchal- La Gazette des communes - dans Vie numérique
commenter cet article
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 15:36
Simples, connectées, polyvalentes, les tablettes tactiles ont trouvé leur place entre l’ordinateur portable et le smartphone.  La plupart des grandes marques en proposent désormais. Planet.fr revient sur les raisons de ce succès et répond aux bonnes questions : usage, prix, intérêt, défauts, principaux modèles du marché.

 

Une tablette, 1c’est quoi en fait ?

Ni ordinateur portable, ni netbook, ni téléphone intelligent, ni cadre numérique, la tablette tactile rassemble un peu tout cela sous la forme d’un nouvel appareil aux allures d’ardoise magique. Selon les modèles, elle ressemble à un grand smartphone tactile ou à un petit PC portable sans clavier. Une fois en main, on apprécie sa légèreté (de 250 à 700 g), sa minceur et on navigue entre les « pages » par effleurement du doigt. Elle dispose d’un disque dur (de 16 à 64 Go) et d’un écran (7 à 10’’) lisible tant au format portrait que paysage. Côté fonctionnalités, la tablette reprend ce qui a fait le succès des smartphones : menus ergonomiques, navigateur Internet, lecteur multimédia, appareil photo/caméra, multiples applis téléchargeables. D’ailleurs les tablettes embarquent un système issu des mobiles (iOS, Androïd, Windows Mobile), plus souple et réactif que celui des ordinateurs.

 

Pourquoi ont-elles du succès ?

Déjà 25 millions d’iPad vendus dans le monde : le succès est indéniable. Ses concurrents, lancés plus tard (sauf des pionniers comme le Français Archos), comptent bien prendre une part du gâteau. Comme souvent avec les nouvelles technologies, celles qui remportent l’adhésion du plus grand nombre sont celles qui créent un nouvel usage, innovant et qui simplifie le quotidien. C’est le cas des tablettes. IPad et consorts répondent à une nouvelle pratique de l’informatique : un appareil multimédia polyvalent, facile d’emploi car mobile, tactile et sans clavier, connecté à Internet (par Wi-Fi ou 3G), opérationnel en quelques secondes tout en offrant une taille d’écran confortable.  

 

Est-ce vraiment utile ?

Surfer sur le canapé, feuilleter un magazine, voir un film, lire ses mails, écouter sa musique, montrer ses diaporama photos… pour ces nombreux usages domestiques, les tablettes viennent compléter l’ordinateur familial, voire le remplacer si vous ne jouez pas en 3D, ou si vous ne faites pas du montage vidéo HD. Les professionnels eux-mêmes l’ont rapidement adopté : agents immobiliers, avocats, experts, publicitaires... s’en servent pour leurs présentations clients. Car ces appareils affichent le meilleur compromis entre le confort de lecture, l’encombrement, l’autonomie (7 à 10 heures) et les services rendus, pour un prix devenant plus abordable avec la montée de la concurrence. A l’avenir, comme pour les smartphones, les applications téléchargeables feront leur vraie légitimité.

A noter : l’Ipad (y compris la version 2) n’accepte pas le Flash, ce qui vous pénalise pour accéder à certains contenus (sites et vidéos). D’autres tablettes n’ont pas cette contrainte.    

 

Comment s’en sert-on ?

Rien de plus simple. D’ailleurs les enfants adorent. L’ergonomie et la simplicité d’emploi sont leur grand atout. Actives en quelques secondes, elles affichent une sorte de bureau simplifié où « flottent » les icônes de vos principales applications. Les tablettes se pilotent au doigt et à l’œil. Le zoom se fait en écartant deux doigts. Pour surfer, il suffit de lancer le navigateur Internet comme sur un ordinateur. Taper ses messages ou mots de passe se fait via le clavier virtuel (lettres et chiffres apparaissent sur l’écran). C’est moins pratique qu’un vrai clavier en dur, mais on s’y fait. Revers de cette ergonomie, les bidouilleurs informatiques seront frustrés, car l’accès aux entrailles de la machine est limité par rapport à un PC.

A noter : sur la plupart des tablettes on peut brancher des accessoires (vrai clavier, disque dur externe, souris…) sur le port USB (ou via un adaptateur fourni) ou sans fil via Bluetooth.  

 

Suis-je obligé de prendre un abonnement ?

Non si vous utilisez votre tablette pour surfer chez vous (via votre box ADSL sans fil) ou dans les endroits publics couverts par le WiFi. En revanche, si vous comptez vous en servir partout dans vos déplacements, l’abonnement 3G s’impose, en tenant compte des conditions de l’opérateur choisi.

 

Combien coûte ce type d’appareil ?

Depuis le début de l’année et l’arrivée massive des concurrents de l’iPad, deux grandes familles se distinguent avec une politique tarifaire différente : le haut de gamme, symbolisé par l’iPad, et l’entrée/moyen de gamme. Les tablettes de la première catégorie commencent à partir de 500 € jusqu’à plus 800€, ce qui en fait l’équivalent d’un PC portable de bonne facture. Avec un abonnement Orange ou Free, le prix d’achat baisse (479€ pour l’iPad2 version 16 Go au lieu de 609€), mais au final sur la durée… Les modèles d’entrée de gamme sont accessibles à partir de 200/300€. On y trouve par exemple l’Archos 70 IT, la Streak de Dell ou la Tabbee d’Orange.  

 

Quels sont les critères de choix ?

Comme l’écran est l’élément central, il faut faire attention à sa qualité, son contraste/luminosité en plein jour et préférer une bonne résolution (1 280 x 800 pixels sur les modèles 10’’). Ecran 7’’ ou 10’’ ? Chacun a ses adeptes. Disons que le premier est plus mobile, le second offre un confort de lecture plus grand. La performance du processeur (puce double cœur 1Ghz par ex.) est aussi à ne pas négliger pour la réactivité de la machine. Veillez aussi à la qualité des finitions de la coque. Si vous comptez enregistrer pas mal de films, photos et musiques, préférez un modèle avec disque dur de 33 Go voire 64 Go.

Si possible dans un magasin, testez si l’ergonomie de l’appareil vous convient. Si vous voulez agrémenter votre joujou d’applications multiples, préférez un modèle qui donne accès à  l’AppStore (iPad) ou l’Androïd Market. La richesse de la connectique (USB, mini-HDMI, sortie casque…), la présence d’un lecteur de cartes mémoire (micro SD…) et d’un capteur photo/vidéo sont des « plus ».  

 

Quels sont les modèles à suivre ?

Popularisées par l’iPad d’Apple, les tablettes comptent aujourd’hui une quinzaine de compétiteurs. Toutes les grandes marques de l’électronique, ou presque, s’y mettent.  Voici une sélection des tablettes qui comptent sur le marché actuel (prix sans abonnement 3G):

-         Acer Iconia Tab A500 : écran 10’’, Androïd 3, 32 Go, micro-SD et micro-HDMI, 2 capteurs photo-vidéo, 755g, 489 €

-         Dell Streak : écran 7’’, Androïd, 16 Go, capteur photo-vidéo, 329 €

-        iPad 2 : écran 9,7’’, iOS 4.3, 16, 32 ou 64 Go, 2 capteurs photo-vidéo, 601g, 609€ à 813 €

-         LG Optimus Pad : écran 8’’, Androïd 3, 32 Go, capteurs photo-vidéo, 630g, 899 €

-         HP TouchPad : écran 9,7’’, webOS, 16 ou 32 Go, clavier sans fil en option, 479 et 579 € (à partir de juillet)

-         Blackberry PlayBook: écran 7’’, BlackBerry OS Tablet, 16/32/64 Go, sortie mini-HDMI, 400g, à partir de 499 €

-         Asus EeePad  Transformer : écran 10,1’’, 16 Go extensible à 32 (micro SD), 1,3 kg avec dock clavier, 499 €

-         Archos 70 IT : écran 7’’, Androïd (sans Androïd market), 16 Go, carte micro SD, sortie mini-HDMI, 249 €

-         Motorola Xoom : écran 10’’, Androïd 3, 32 Go, capteur photo/video, carte micro SD, 730g, 579 €

-         Toshiba Thrive : écran 10,1’’, Androïd 3, 2 capteurs photo-vidéo, 725g, en cours de commercialisation

-         HTC Flyer : écran 7’’, Androïd, 16 ou 32 Go, capteur photo/video, 420g,  499 € ou 680 €

-         Samsung Galaxy Tab 2 : écran 10,1’’, en cours de commercialisation (existe déjà en version 7’’)

Repost 0
Published by Pierre dans PLANET.FR le 16 juin 2011 - dans Vie numérique
commenter cet article